Résumé M2R Aboubacar Haïrati 2017

La transplantation est la thérapie de choix pour les insuffisances d’organes au stade terminal. Or, que ce soit pour le rein ou d’autres organes, cette stratégie pourtant efficace est confrontée à une pénurie de greffons. Afin d’éviter que de nombreux patients meurent sur liste d’attente, il peut être envisagé d’utiliser des greffons provenant de donneurs dits « limites » ayant des lésions préexistantes (donneurs à critères étendus) ou décédés après un arrêt circulatoire. Ces situations impactent négativement l’état de conservation de l’organe et le rendent particulièrement sensible au processus d’ischémie/reperfusion qui accompagne la transplantation. Dans ce contexte, il est crucial de promouvoir la régénération post-greffe des organes transplantés et la thérapie cellulaire combinée à la transplantation est une stratégie prometteuse. En effet, il a été montré notamment au laboratoire que l’injection de cellules souches (isolées à partir de liquide amniotique) quelques jours après une transplantation rénale permet d’améliorer la reprise de fonction du greffon dans un modèle porcin. Un projet en cours au laboratoire consiste à évaluer le potentiel d’autres types de cellules souches adultes plus accessibles, comme celles isolées à partir d’urine, les cellules UPCs pour Urine Progenitor Cells. L’objectif de ce projet de Master 2 est premièrement de participer à la standardisation de la culture et de la caractérisation des UPCs (notamment en testant des conditions dites « xeno-free » et « serum – free » plus compatibles avec une application clinique potentielle) puis d’étudier in vitro par des modèles d’hypoxie réoxygénation leur potentiel pour limiter les lésions d’ischémie-reperfusion en transplantation.

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