Résumé de Thèse Lauren Daniel

Effet de l’immunosuppression à long-terme post-transplantation rénale sur l’immunosurveillance anti-tumorale.

Une des complications à long terme des greffes d’organe est l’apparition de cancers/néoplasies. L‘apparition de ces cancers est proportionnelle à l’intensité de l’immunosuppression et à la durée de la greffe. Nous nous intéressons plus particulièrement aux populations de lymphocytes T régulateurs susceptibles d’être ciblées par les traitements immunosuppresseurs des patients greffés. Nous postulons que certains traitements immunosuppresseurs, en modulant les fonctions de ces lymphocytes T régulateurs, vont favoriser la survie du greffon tout en augmentant de façon significative l’apparition de cancers, en particulier cutanés. La génération de ces populations de lymphocytes T régulateurs dans les organes lymphoïdes périphériques ou dans les muqueuses est étroitement liée au statut du microbiome digestif et en particulier, au sein de celui-ci, aux Clostridiae. L’objectif du travail de thèse sera d’étudier les populations de lymphocytes T régulateurs chez des patients greffés rénaux depuis plus de 10 ans sans rejets, de corréler ces populations de lymphocytes à l’occurrence de cancer(s) et aux modifications du microbiome digestif. Ce travail a pour objectif de donner un substrat biologique à la perte de l’immunosurveillance des cancers chez les patients greffés d’organe, et d’identifier de nouvelles stratégies d’immunothérapie ciblant les effecteurs immunorégulateurs et/ou les éléments du microbiome contrôlant leur génération.

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